Campagne du mercredi : Carnet de Bord de Jowan

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Campagne du mercredi : Carnet de Bord de Jowan

Message  Pierstoval le Dim 27 Mar - 16:47

Carnet de Voyage de Jowan (von) Kesland

Ce petit carnet n’est destiné à personne d’autre qu’à moi-même, et comprendra toutes mes notes, prosées ou posées, ordonnées ou mal listées. Il prend place à partir du jour où j’ai appris l’accusation de mon ancien mentor, Hieronimus Aufblick, longtemps après mes études à Altdorf, et mon apprentissage poussé à Talabheim.

Ces trois jours furent rudes. Des interrogations massives m’avaient épuisé, mais l’incohérence de leurs propos avait vidé mon esprit.
Ils m’ont relâché sans un mot, avec pour seule ordre celui de quitter la ville. Ce que je fis directement. En chemin, je retournai à notre ancienne cachette, transformée en atelier de fabrication de lunettes pour masquer notre activité magique. Toutes les affaires de Hieronimus avaient disparu, sauf un livre étrange, s’assimilant à une forme de magie occulte, probablement de la magie d’ombre. Je gardai donc ce dernier vestige de mon apprentissage avec moi, et partit directement pour Middenheim.

Je me dirigeai vers les quais du Talabec, espérant me diriger donc vers le nord-ouest. Un petit navire est déjà affrété et ils m’acceptent à leur bord. Après tout, un jeune scribe, ancien comptable d’un lunettier, ça passe toujours bien inaperçu.

En chemin, je rencontre avec grande surprise l’une de mes sœurs : Aglaée. On jase un peu en bavassant sur nos activités respectives, mais je n’apprends que peu de chose sur le passé, qui m’importe peu de toute façon. Elle dit voyager vers Middenheim, ayant un petit commerce à faire.

Le petit navire marchand est bientôt prêt, et j’aperçois trois prêtres de Morr accompagnant un cercueil bien ouvragé, certainement une ancienne popularité du coin. Ils ont l’air sombre, comme à leur coutume, mais ils ne passent pas inaperçu dans la mesure où le transport du cercueil est plutôt inhabituel.

Le trajet ne fut pas très long, et au bout d’une petite journée, nous tombâmes sur un relai. Le bateau fut mis à quai, et tout l’équipage s’empara de l’auberge. A l’intérieur de l’auberge, je me fis passer toujours pour ce jeune scribe, et je tentai de me faire le plus discret et incognito possible. Les prêtres de Morr ne passèrent toujours pas inaperçu, et firent même un petit blanc dans l’ambiance de la salle commune.
Un duo de nains armés de pioches rajouta à l’ambiance avec quelques jeux et chopines, et un immense colosse monopolisait l’attention sur une autre table. Ce dernier défiait à tout va les jeunes téméraires, les gardes et autres soldats à des bras de fer contre de la bière, et malheureusement, sa stupidité le faisait gagner autant de bières que d’acolytes.

Je demandai donc une chambre double, pour Aglaée et moi-même, avant que l’on ne reparte le lendemain. Je m’installai et commençai à relire quelques-uns de mes cours de magie. Une personne frappa à la porte, j’entrouvris afin de voir qui interrompait mon étude. Une étrange femme lourdement armée et dotée d’un attirail armurier que je ne pourrais pas me payer avant une éternité. Elle me menaça, elle connaissait mon nom et m’annonça qu’au détour d’un chemin vers Middenheim, une flèche perdue pourrait heurter ma nuque.
Certain qu’il s’agissait encore d’une affaire liée à la disparition de mon Mentor, je fis mine d’acquiescer à ses menaces, et retournai à mon travail. Je fais grandement attention à qui passait devant ma porte, et j’entraperçus plusieurs fois les prêtres de Morr dans le couloir, et l’un d’eux m’aperçut alors que j’entrouvrais la porte. Quelques minutes plus tard, un petit morceau de parchemin me parvint en deçà de la porte. Une proposition m’était faite de m’allier visiblement à ces prêtres. Sortant une plume et un pot d’encre, je répondis que je ne comprenais pas l’utilité de m’allier à quelqu’un, et encore moins à des inconnus prétextant visiblement être prêtres.
J’entrouvris à nouveau la porte, et attendis qu’un prêtre passe dans le couloir. Quelques dizaines de secondes passèrent à peine, et l’un d’eux passa. Le sifflant silencieusement, je lui donnai presque sans me faire apercevoir le bout de parchemin griffonné, et il ne broncha pas, l’apportant dans sa chambre.
Ne sachant trop qu’en faire, je rangeai quelques affaires et redescendis dans la salle commune.
Aglaée était en train de défier le colosse à un jeu de bras de fer. Evidemment, elle perdit sans trop d’étonnement, mais le soudard s’empressa de lui faire des avances, qu’elle refusa.
Peu après, l’un des nain hurla contre un halfelin, l’accusant de vol, et petit à petit, une bagarre s’en suivit. L’un d’eux, dans la bagarre, tua un homme.
Celui-ci hurla à tue-tête pour appeler les prêtres de Morr, et deux d’entre eux entrèrent dans la salle commune.
Ils bénirent le corps, et toutes ces choses, déblatéra un semblant d’épitaphe, et remonta. Je remontai encore dans ma chambre, entrouvris ma porte pour regarder ce qui se passait dans le couloir. Je vis l’étrange femme se diriger vers la chambre des prêtres, et une fois qu’elle eut refermé la porte, je sortis de ma chambre, et me dirigeai moi aussi vers la loge des prêtres.
En entrant, j’aperçus les prêtres présents, le cercueil, et l’étrange femme, cachée dans l’ombre, une arbalète pointée vers l’un des prêtres.
La femme se présenta comme une chasseuse de prime, à la recherche de plusieurs malfrats : nous, en l’occurrence.
Pendant ce petit intermède litigieux, j’appris que les prêtres transportaient l’un de leurs amis criminel dans le cercueil, en le faisant passer pour mort grâce à une décoction le plaçant en « transe ». Ils étaient sensés s’enfuir ce soir même dans ce relai. Quant-à moi, la chasseuse de prime était toujours persuadée que j’étais complice de Hieronimus, accusé d’actes maléfiques.
Essayant le plus possible de me faire discret sur mes activités magiques, j’usai de quelques magie pour que la chasseuse lâche son arme, et j’invitai les prêtres à l’embusquer afin de la mettre à notre merci. Ce qui fut très facile, finalement, à quatre contre une.
Conrad, l’un des prêtres, m’invita à m’allier à lui pour justement palier à ces dérangeantes formes d’autorité qui nous poursuivent, essayant de me convaincre que nos causes étaient les mêmes.
Tout-à-coup, nous entendîmes un hurlement : leur compagnon transi s’était réveillé dans un cri glacial et strident, et nous eûmes tous le même réflexe de le faire taire. Du grabuge s’entendait toujours dans la salle commune, et la porte vola en éclats : Aglaée apparut dans la pièce, flanquée d’un jeune couple.
Elle referma immédiatement la porte, et nous raconta qu’ils avaient failli être tués par un noble saoûl qui prétendait être le mari de la jeune demoiselle, et qu’elle souhaitait les mettre en sécurité.
Voyant la chasseuse de prime ligotée, et un homme assis dans un cercueil, toute la petite troupe fut légèrement interloquée, mais je sommai à Conrad et Aglaée de partir au plus vite, et la fenêtre étant notre seule issue, emprunter cette sortie. Avec une corde trouvée dans l’un des placards, nous pûmes préparer un échappatoire, jusqu’à ce que l’on entende un cri de femme dans le relai : visiblement, le champion de justice de la comtesse était mort.
Des pas se firent entendre dans le couloir, mais nous n’avions plus le choix : descendre, mourir, ou pire, être emprisonné.
Ne sachant que faire de la chasseuse, Conrad et l’un de ses compagnons usurpateurs la jetèrent par la fenêtre, et un grand fracas se fit entendre. Lorsque je descendis moi-même par la corde, j’aperçus, non sans quelque satisfaction, une petite flaque de sang autour du crâne de la guerrière encore ligotée.
Tout le monde descendit. Le jeune couple s’enfuit, longeant le fleuve, mais Conrad et moi-même avions déjà la même idée : voler le bateau pour s’enfuir un peu plus rapidement.
Courant à toute allure vers celui-ci, nous n’eûmes aucun problème pour s’emparer de la grande barge, mais déjà quelques gardes, et les deux nains, se firent voir aux fenêtres. Quelques fous s’emprirent de sauter et de nager dans notre direction, et que ne fut pas leur déception de se blesser, ou pire : se noyer sous les coups des projectiles que nous leur lancions.

Après ces mésaventures, nous nous dirigeâmes vers le relai suivant, le plus rapidement possible, à l’aide du bateau volé. A ce moment-là, notre vie changea quelque peu… Nous apprîmes que la guerre était déclarée contre les forces démoniaques, et beaucoup de monde était envoyé au front.
Le petit groupe se sépara, chacun ayant des affaires à vaquer. Je saluai sans trop de déception ma grande sœur, et partis seul dans ma propre quête.

Pendant plusieurs mois, je n’ai cessé de chercher à trouver ce qui s’était passé avec Hieronimus, mais chaque fois, la guerre passant par là, mes recherches étaient freinées par les assauts d’homme-bête, le passage d’un convoi de vivres, ou encore d’un bataillon de combattants. En tout cas, je parvins à retrouver dans les vieux livres de mon mentor une sorte de carnet d’adresses, comprenant les noms de plusieurs contacts magiciens dans l’Empire.
Premier nom de la liste : Granny Moescher, dans le village d’Untergard.
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Suite du carnet de bord :

Message  Pierstoval le Ven 8 Avr - 11:01


Quelques semaines plus tard, après une attaque d’homme-bêtes, de mutants, et une fuite du village entier vers Middenheim, les évènements allaient de mal en pis.
Gerhard Schiller, chef du village, avait ordonné le départ du peuple vers la cité du Loup Blanc. Granny Moescher se faisait passer pour une simple gouvernante, s’occupant des orphelins, mais en réalité, le temps et son activité m’apprirent son statu de sorcière d’Ambre très puissante.
Pendant le voyage, le père Dietrich, prêtre de Sigmar du peuple, périt lamentablement en tombant dans une cuvette piégée de pics, et nous somma de rendre une icône dorée et bien ouvragée à la plus haute instance Sigmarite de Middenheim. Je la pris donc avec moi.

Plus tard, arrivant à la cité, nous avons pu voir l’étendue de l’attaque des armées du Chaos sur la cité. Des corps humanoïdes, dont les mains étaient devenues des crochets, étaient suspendus à la muraille. La porte Est de la ville était jonchée de ronces noires qui s’entrelaçaient et déformaient la Chaussée.
En bref, le chaos était aussi présent dans la cité qu’au Front.

Grâce à l’aide de Konrad, nous pûmes trouver un refuge pour le village, un vieil entrepôt abandonné du sud de la ville. Je me présentai au père Morten, haut prêtre de Sigmar, pour rendre la fameuse icône. Bien que méfiant, j’acceptai tout de même la récompense de trente couronnes, même si je m’inquiétai déjà de la survie de l’icône… Ou de celle du prêtre.
Egalement, je me fis connaître auprès du Collegium Theologica, et de la guilde des magiciens et alchimistes, où j’obtins une licence permettant d’exercer la magie dans la ville.

Le Guet, et donc par extension le Midden Marshall Ulrich Schutzman, nous firent quérir afin d’en savoir plus sur notre venue, et sur les attaques d’hommes-bête. Ceci fait, nous pûmes revenir à l’entrepôt, et tenter d’améliorer le moral du peuple.

Le lendemain, nous apprîmes la mort du père Morten. Schutzman nous convoqua, et évoqua ses soupçons envers moi, qui étais le dernier à l’avoir vu.
De fil en négociations, j’ai pu nous innocenter, et proposer mon aide pour chercher l’assassin.
Le groupe se sépara à nouveau, mais je continuai à mener l’enquête seul.
Par le guet, et d’autres sources, je découvris qu’une calamité véreuse surgissait en ville : des Skavens. Ces impitoyables hommes-rats peuplaient les souterrains pour mieux annihiler la surface.

Après deux jours d’enquête, je sommai mes collègues de m’accompagner dans les égoûts, lieu propice à l’élaboration d’un camp skaven.


Dernière édition par Pierstoval le Ven 8 Avr - 13:03, édité 1 fois
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Encore la suite...

Message  Pierstoval le Ven 8 Avr - 13:03

Nous avons découvert la tanière de ces horreurs. Au fin fond des égouts de la ville, dans une petite caverne creusée à même la terre. Ils travaillaient dans un laboratoire à la fabrication d’étranges poisons à base de malepierre. On y a retrouvé les livres volés de la bibliothèque du Collegium, ainsi qu’un étrange crâne rouge de sang, ainsi qu’un carnet de notes. Celui-ci correspondrait à un semblant de carnet de commandes, de diverses décoctions et poisons dont je ne connais pas la teneur. Des petits morceaux de parchemins s’ajoutent à quelques pages, adressant des commandes supplémentaires à un certain « Ilbéri », probablement l’alchimiste. La plus récente note date d’un mois auparavant.
La guilde des alchimistes et magiciens de Middenheim pourrait certainement m’éclairer sur ce point.
Mais la découverte la plus imposante fut celle d’une fiole de malepierre brute, réduite en poudre, que je m’empressai de récupérer le plus discrètement possible.
Après le combat avec ces hommes-rats, nous étions quelque peu blessés, et avions besoin de soins avant de continuer l’enquête. Le soir se présentant bientôt, un petit retour à l’entrepôt était bienvenu.

Le labo :
Dans ce laboratoire, outre la trappe qui menait aux cavernes skavens, une petite porte barricadée se trouvait en son fond. Avec l’aide de Konrad, la porte ne put résister très longtemps.
Derrière cette porte, quelle ne fut pas la surprise de découvrir le corps d’un halfling mort, découpé par endroits, et suspendu à un mur par un couteau de boucher. Des traces de tortures longeaient tout son corps, et il semblait mort depuis relativement longtemps. Peut-être était-ce le fameux Ilbéri, l’alchimiste…

En bref, cette porte donnait surtout sur un escalier en colimaçon. Nous l’empruntâmes, et tombâmes sur une petite maison. Petite dans le sens ‘adaptée à un halfling’. Nous ne trouvâmes rien du tout.
En sortant, nous nous dirigeâmes vers notre entrepôt, bien pressés à l’idée de dormir un peu. Je racontai tout cela à Granny, qui resta toujours aussi peu émotive et dynamique, mais néanmoins, me donna quelques bons conseils.

La nuit ne se passa pas bien pour deux sous. Konrad et moi-même fûmes réveillés au même moment avec un sentiment inquiétant d’être observé. Dans l’entrepôt, tout était calme, à ceci près que Granny était en train de réconforter l’un des orphelins avant de le coucher.
Nous réveillâmes Urgrim et Aglaée immédiatement, et je demandai à la mère Moescher de nous aider : quelqu’un était dehors et nous espionnait. Sans un mot, elle regarda quelques instants autour d’elle, vérifiant que personne ne nous regardait, et se transforma en corbeau. Pendant qu’elle sortait examiner les environs, nous écoutâmes à la porte d’entrée de l’entrepôt.
Rien. Le silence total.
Afin d’apeurer notre « agresseur », j’invoquai quelques feux follets qui se dirigèrent vers les fenêtres donnant sur la rue, afin de simuler la présence de quelqu’un.
Aussitôt, Konrad ouvrit la porte et sortit, et je dirigeai également une lumière dehors afin que notre ami nain ne soit pas le seul à voir dans la nuit.
Rien, ni personne.
La mère Moescher surgit des ombres, toujours métamorphosée, et se posa sur l’épaule de Konrad annonçant que notre assassin s’était enfui à la vue des lumières. Il s’agissait presque certainement de l’assassin skaven.
A l’aube, une nouvelle catastrophe survint.
A l’arrivée de l’eau quotidienne, après la préparation du gruau habituel, je fus pris d’un soudain malaise face à ce petit déjeuner. En hurlant, je jetai tous les bols de mes compagnons, mais déjà, des enfants hurlaient de souffrance. Au premier cri, Konrad fuit l’entrepôt, et je m’aperçus plus tard qu’il était allé chercher du renfort.
Des enfants et d’autres réfugiés commencèrent à muter, des yeux, des cloques, griffes, ailes et autres atrocités s’extrudèrent de leur corps. Rageant, je sortis mon épée et tentai d’exterminer les mutants le plus rapidement possible, et je fus vite rejoint par Aglaée, Urgrim, Gerhard Schiller ainsi que Granny Moescher.
Nous pûmes les annihiler, mais il y avait tout de même des morts.
Konrad revint peu après avec un initié de Sigmar, qui constata l’évènement avec quelque stupeur. Visiblement, le temple de Sigmar a également été la proie de mutants.
En bref, nous allâmes voir le Collegium, afin de savoir s’ils ont subi le même genre d’attaque : rien.

Je commence à soupçonner de plus en plus de la corruption. La maîtresse de la guilde des alchimistes nous accueillit, quoi qu’un peu stoïque et froide.
Nous lui proposâmes de voir les lieux du crime du halfling, qu’elle connaissait : il était un ami et puissant alchimiste, et visiblement, faisait affaire avec des pouilleux des bas-fonds de la cité.
Légèrement stupéfaite à la vision du corps cloué au mur de son laboratoire, la magicienne insista un peu trop lourdement pour que je lui rende les pièces à convictions.
Tant d’insistance, et peut-être même de convoitise, nourrissait encore plus ma méfiance à son égard, et même à l’égard du Collegium et de la guilde des magiciens et alchimistes.
Malgré tout, après quelques minutes de débat, je lui rendis son dû, bien qu’un peu frustré, même après ses éloges sur ma méfiance et ma ténacité, qui la rendaient encore plus suspecte.

Au final, nous examinâmes quand même les bas-fonds avec l’aide de Konrad et Aglaée, en visitant quelques tavernes douteuses, et visiblement, Ilbéri était extrêmement connu. Tout le monde lui achetait décoctions et onguents, et sa disparition avait suscité les convoitises de son laboratoire. Il dirigeait une taverne, que j’examinai peu après, mais qui se trouva être totalement vide… Et déjà pillée, visiblement.

Sitôt l’enquête poursuivie, nous revînmes à l’entrepôt, où Schiller cachait tant bien que mal les corps des mutants.
La journée nous apprit que quelques autres endroits de la cité avaient subi des apparitions de mutants, mais pour l’instant, la ville semblait moins atteinte que je ne l’aurais pensé à l’apparition de ces rejetons du chaos.

Ce soir, mes doutes se font de plus en plus grands vis-à-vis de la potentielle conspiration exercée contre le temple de Sigmar pour le vol de cette icône.
Je soupçonne les institutions magiques d’avoir utilisé les skavens pour voler cet objet, mais je soupçonne une querelle religieuse, Middenheim étant l’une des rares villes de l’Empire où Sigmar est plus « populaire » qu’Ulric…

Demain, j’examinerai certainement avec mes compagnons le reste de la tanière Skaven, et j’irai probablement faire un tour dans les temples des autres déités de la cité.
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Re: Campagne du mercredi : Carnet de Bord de Jowan

Message  Pierstoval le Dim 24 Avr - 21:19

Cette nuit-là fut rude. D’abord, Konrad et Aglaée étaient partis chercher Hans, un compagnon escroc qui traînassait avec eux. Urgrim était totalement absent, et le soir même, nous reçûmes la visite impromptue d’une servante d’Ulric, visiblement assez portée sur le côté dingue de son dieu.
Elle proposait son aide contre la menace Skaven. En réalité, elle nous forçait à accepter son aide, car elle voulait qu’ensuite de ça, nous la suivions pour l’aider en retour. Après quelques frasques de vocabulaire, et quelques disputes, nous en arrivâmes à une conclusion : elle pouvait venir nous aider du bras (ou plutôt du fléau…) vengeur d’Ulric, mais nous verrions plus tard pour son affaire.

J’ai eu beau tenter de dormir, je n’arrêtais pas d’avoir des espèces de tics durant mon sommeil, et je me réveillai en sursaut après avoir ressenti un frisson inquiétant sur la nuque. Après m’être gratté quelques instants, j’aperçus une silhouette regarder sous le drap qui cachait les cadavres découpés et mutilés des mutants que nous avions exterminés le matin même.
Schiller avait insisté pour qu’on les laisse ici, afin que la cité ne sache pas qu’une partie de ceux-ci venaient de notre entrepôt. De plus, le temple de Sigmar ayant subi également une attaque de mutants, il était plus sûr de cacher l’affaire… Même sous un drap.
Aussitôt, je sautai sur la mère Moescher pour la réveiller, et je tentai vainement de lancer un sort sur l’assaillant, conclu par un échec mémorable. La silhouette découvrit un homme chauve et assez massif. Il parla avec une solennité effrayante de ce qu’il avait vu sous le drap, stipulant bien que, avec ce genre de possession, nous pourrions facilement passer sous le bûcher.
Il découvrit un symbole de Sigmar dessous sa veste noire, et continua son sermon. Ce qui m’a mis mal à l’aise, c’est qu’il savait tout. Tout sur mon enquête, sur mon « lien » avec le Guet et le Middenmarshall, sur nos trouvailles, sur les affaires récupérées dans le laboratoire par Jena Eberhauer, la maîtresse de la guilde des alchimistes, sur nos voyages en ville pour trouver les informations, en bref, tout.
Fortement décontenancé, et même muet face à un énergumène plus informé que moi, je ne pus que rester stoïque face à lui, et le laisser me faire son sermon. « Oui oui, nous les brûlerons demain », ou « Mon enquête avance, ce serait avec un graaaaand plaisir que j’accepterais votre aide » étaient des phrases lâchées sans conviction et avec une hypocrisie plus grande que le pouvoir de Sigmar lui-même. Si Hieronimus avait été là, il m’aurait lynché pour avoir bafoué tout ce qu’il m’avait enseigné en quelques secondes.

Du coup, rien de plus, mais après m’être recouché, j’aperçus Konrad revenir, accompagné de la dingue de Sigmar, et de Josef, un autre ami escroc qu’il côtoie. Voyant simplement Konrad prendre une couverture et repartir, je trouve ça curieux.
Surtout quand je vois qu’Aglaée n’est pas avec lui, et qu’il prend SA couverture.

Je décidai donc d’essayer de me rattraper quant-aux enseignements de mon très cher mentor. Bien qu’il m’ait abandonné, mes convictions initiales ne venaient pas forcément de lui.
Je m’empressai donc de sortir discrètement de l’entrepôt, et de suivre Konrad, toujours flanqué de Rose, la fan-à-tiques d’Ulric.
Ils traversèrent une bonne partie du vieux quartier, et, arrivés près d’une maison, Konrad rentra. Après quelques secondes à peine, il ressortit sans la couverture.
Il lança un « Hé oh ! » signifiant qu’ils m’avaient aperçu. Je me cachai au plus vite derrière des barriques et des caisses, et sans aucun bruit, je restai là quelques dizaines de secondes. J’entendis le fléau de Rose cliqueter non loin, mais elle ne resta pas.
Après avoir entendu s’estomper le bruissement de leurs vêtements, je sortis de ma cachette, et me dirigeai vers la maison.
Enfer, stupeur et damnation : le corps sans vie d’Aglaée gisait sous la couverture que Konrad avait posée, et une méchante blessure suintait encore de son épaule jusqu’au centre de son thorax. Cela datait de moins d’une heure.
Quelque peu furieux, même si ma famille m’était étrangère, il s’agissait de ma sœur, et qui plus est, d’une collègue d’enquête contre le chaos.
Je pris une heure ou deux pour me rendre au Guet et au temple de Morr afin de récupérer le corps, ET de lancer une enquête contre mes deux suspects potentiels, Rose et Konrad.
En rentrant à l’entrepôt, Konrad me prit de court aussitôt, et me força presque à discuter à l’extérieur.
Il se disait désolé pour la mort d’Aglaée, il me raconta qu’elle avait provoqué Rose, et que Josef les avait vues se battre. La fanatique d’Ulric n’avait absolument pas ménagé ses coups et était restée totalement apathique après la mort de notre amie mercanti. Konrad, lui, était arrivé quelque temps après, en sortant d’un refuge d’escrocs qui visiblement n’étaient pas étrangers au commerce de Hillberry Stilburg, le halfling alchimiste, et qu’ils pouvaient avoir été commanditaires des attaques de mutants.
En bref, tant que je ne voyais rien, je n’avais pas de jugement.

Nous passâmes une nuit agitée, et le lendemain arriva vite. J’avais entamé une demande de procès pour juger l’assassine de ma sœur, mais tout devint compliqué. Lorsque j’eus récupéré les témoins, et que je revins à l’entrepôt chercher Konrad, j’appris qu’un mystérieux kidnappeur avait enlevé un enfant, et gisait inconscient et ligoté aux pieds de la fanatique sigmarite. Elle le traitait comme «sa « proie », et disait haut et fort que la mort de cet hérétique serait imminente.
Selon Konrad, il était l’un des associés des malfrats qui siégeaient au fief visité la veille par Rose, Aglaée, Josef et lui-même.
Au final, après qu’Urgrim l’ait interrogé en lui détruisant les pieds, et que Rose se soit plainte de son inactivité forcée, Konrad organisa un assaut vers le repaire des escrocs.

Résultat, je n’ai pas encore eu le temps d’organiser mon procès, et je sens que je vais devoir abandonner toutes mes activités pour me consacrer à ma quête contre le chaos, sans tenir compte de l’activité des autres…
Malgré tout, de l’aide est utile. Sauf celle des tueurs maniaques.
D’ailleurs, au vu de la blessure que Rose avait infligée à Aglaée, je sens que je vais l’appeler « La soupière ».
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Re: Campagne du mercredi : Carnet de Bord de Jowan

Message  Pierstoval le Dim 22 Mai - 16:07

Un peu plus tard, nous étions autour du bâtiment. Une fumerie d’opium, se faisant passer pour un entrepôt de grain, dont l’entrée se situait dans une impasse. Rose nous a laissés, ayant d'autres affaires à traiter auprès de son ordre. Enfin une bonne nouvelle...
Après moult coups, Urgrim éclata la porte, et Konrad une fenêtre barricadée, et nous entrâmes. Le vestibule étant vide, nous descendîmes directement au sous-sol le plus proche, pour y trouver des ennemis visiblement pris au piège.
Un combat assez violent s’ensuivit, et nous en partîmes vainqueurs. Ensuite, un cri se fit entendre par l’un des gardes du Guet postés à l’extérieur : un fuyard tentait de sauter par la fenêtre de l’étage. Ni d’une ni deux, nous retournâmes dans la fumerie, et empruntèrent la trappe du plafond. D’autres gardes nous attendaient. Le combat fut bref, mais nous continuâmes notre extermination.

Une fois de plus, après avoir gagné, nous avions pris tout le plaisir possible à éliminer des brigands de ce genre. Continuant d’explorer la bâtisse, plus loin encore au sous-sol, nous trouvâmes directement la salle de la fumerie d’opium.

Des brigands nous attendaient, et un combat encore plus violent fit rage.
Cependant, et le comble : un semblant de magicien du chaos surgit au fond de la pièce. Il hurla à ses camarades de « le prendre », et deux d’entre eux prirent un sachet à leur ceinture, l’ouvrirent et avalèrent le contenu.
Quelle horreur nous avons vu ! Leurs corps se disloquaient et mutaient sans jamais s’arrêter, en des horreurs plus chaotiques que jamais.
Des membres attaquaient quiconque s’approchait d’eux, amis ou ennemis. Plus tard, mes lectures m’apprirent que ces créatures se nommaient « Enfants du Chaos », créatures sans âmes, rejetées des dieux du chaos eux-mêmes à un abandon sans fin de la mutation horrifique qui les constitue…
Ma colère se déchaîna, et je commençai seulement à utiliser mes talents magiques contre nos ennemis (j’utilisais jusqu’à maintenant mon épée et mon bâton, tant bien que mal, pour ne pas me faire repérer). Ma rage m’employa à foudroyer ces horreurs et à les exterminer. Konrad fut d’un grand secours dans cette affaire, car il tournoyait autour de la créature, se faisant prendre pour cible, et esquivant la plupart des coups, malgré les blessures qu’il subissait. Urgrim aida grandement à la mort du magicien, ne résistant pas à ses coups de hache.
Une fois mort, je m’empressai de le vider de tout ce qui pouvait encore entacher la présence de quelque esprit de lumière dans cette pièce, et je vidai immédiatement les sacs du magicien, tout en prenant soin de lui trancher la tête et de l’envelopper plusieurs fois dans des draps provenant des lits avoisinant. Il tenait également un étrange livre, une horreur du chaos, visiblement un guide sur les mutations. « Liber mutant » ou quelque chose du genre.
Mais ce n’était pas fini…

Après quelques secondes de repos, nous continuâmes nerveusement vers le fond du bâtiment. Une porte mena à une fumerie beaucoup plus luxueuse, et nous trouvâmes une trappe sous une paillasse. Une échelle, un gouffre d’une vingtaine de pieds de profondeur pour trois ou quatre de large. Continuant dans ma rage magique, qui s’éteignait à peine, j’incantai un sort pour illuminer mon bâton, et j’envoyai quelques feux follets au fond de ce trou. Visiblement, une pièce en contrebas était largement plus grande que ce qu’il n’y paraissait, car une voix retentit en un écho, suppliant de l’aider.

Méfiants, Konrad prévint qu’il s’agissait de la voix de Hans. Les gardes du Guet qui nous accompagnaient descendirent promptement, suivis par Konrad. A peine étaient-ils arrivés en bas que Hans cria « Ne venez pas ! », sa voix étant ensuite coupée par le son fatidique d’une lame entaillant violemment la chair.
Je descendis donc, suivi de près par Urgrim, toujours bouillonnant de fureur face à ces engeances précédemment vaincues.

En bas, le spectacle était autant réjouissant qu’attristant : Le corps mutilé et cruellement torturé de Hans gisait, ligoté et enchaîné à un mur. Mais une silhouette se fit apercevoir grâce à la lumière du bâton : un Skaven. Celui-là était plus grand, beaucoup plus farouche, portait également des habits noirs, une cape, et deux lames brillantes de poison.
Déjà un garde gisait au sol, mais notre colère fit trembler les parois rocheuses des sous-sols, et ma magie, ainsi que l’habileté de Konrad et la force d’Urgrim, eurent tôt fait de terrasser le maître assassin.

Après l’hécatombe, nous remontâmes les corps de nos collègues du Guet, ainsi que la tête du skaven. De plus, nous prîmes le temps de récupérer quelques tonnelets au fond de la grotte, qui contenaient des substances visiblement maléfiques que je n’ai pas pu identifier pour le moment.

Après ça, j’offris la tête du skaven à Urgrim, afin qu’il puisse la ramener à son clan pour enfin assouvir leur vengeance. Quant-à moi, je m’empressai presque immédiatement à ramener toutes ces affaires en lieu sûr. N’ayant pas encore mon propre laboratoire sécurisé, la guilde des alchimistes et magiciens de Middenheim me parut la meilleure solution.
Ainsi, je demandai au plus tôt une audience auprès de Jena Eberhauer, seule magicienne en qui j’ai pour l’instant un semblant de confiance.
Elle me fit part de son inquiétude quant au lien entre les skavens, la fumerie illégale, le magicien du chaos, mais également et surtout : la mort du Père Morten et le vol de l’icône de Sigmar.

Pendant que Konrad enterrait son ami Hans ainsi que nos collègues du Guet, je me rendis auprès de Schutzmann, pour faire également un rapport. Il me somma de garder le maximum de discrétion à ce sujet.

Pendant les quelques jours qui suivirent, je tentai de m’intégrer à la guilde des alchimistes afin d’accompagner les analyses des diverses substances maléfiques trouvées dans la fumerie. Les autres magiciens, la plupart maîtrisant les magies Dorées et Célestes, étaient en partie dérangés par ma présence, et pour certains, jaloux de mon arrivée si fulgurante dans la guilde. Pour eux, un jeune apprenti commençant à peine à maîtriser l’un des arts poussés était présomptueux et arrogant. De ce fait, je me fis discret, restant courtois, évitant les conflits, et me concentrant uniquement sur mon travail et mon apprentissage. Mais je restai toujours aussi inquiet pour ma peau, tout simplement parce que j’entendais de-ci delà des cancans et racontards comme quoi je batifolais peut-etre avec Jena, que je connaissais à peine. Ou encore qu’en fuyant mon pays, j’avais apporté beaucoup plus d’ennuis à Middenheim qu’il n’y en avait déjà, et cela ne faisait que rallonger à leur charge de travail, déjà grande après l’extermination de ce boulet géant maléfique du quartier de l’Altstadt, l’éradication des ronces noires polluant le paysage de la porte Est, ou encore les mutants aux bras de crochets qui étaient toujours pendus aux murs de la ville.

Grâce à Jena, je pus finaliser mon apprentissage de la magie d’Ulgu, le domaine des Ombres.

A partir de ce moment, je commençai à avoir des visions. Je voyais une ombre, partout. Qui se mouvait sans jamais se laisser percevoir. Si je prononçais un mot, elle bougeait encore, comme si elle souhaitait me dire quelque chose que je ne pouvais comprendre.

A ce jour, au moment où j’écris, je viens de la ressentir. Je ne sais pas ce que c’est, mais je sais que la nature de cette ombre est magique. Qu’elle me parle, que je peux lui répondre. Que je fais partie d’elle. La magie d’Ulgu.
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Pierstoval

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